C'est une explication qui aurait pu se solder par quelques coups et des noms d'oiseaux. Mais lundi soir, un habitant du quartier du Carihem, à proximité du centre commercial Auchan Leers, est mort d'un arrêt cardiaque. Il avait été violemment frappé à la tête. Hier à l'hôpital, les amis proches qui lui ont rendu une dernière visite décrivaient un visage tuméfié. « Il était méconnaissable », dit son collègue.
Que s'est-il passé pour que ce tranquille habitant du Carihem trouve la mort? D'après les premiers témoignages, les relations s'étaient dégradées entre quelques jeunes du quartier et Jacky Ciesielski. Samedi soir, un extincteur avait été vidé dans le hall. Depuis quelques semaines, des cailloux étaient parfois jetés sur sa voiture. Des jeunes se permettaient de s'asseoir sur les véhicules garés en bas des immeubles. Des petites choses qui, prises séparément, ne vont pas bien loin, si ce n'est qu'elles transpirent l'ennui et la bêtise. Des petites choses qui mises bout à bout finissent par user les nerfs. « Lundi en début d'après-midi quand mon mari est reparti à la communauté urbaine, le jeune de 16 ans qui mène le mouvement dans le quartier l'a insulté. Jacky est revenu en marche arrière et lui a parlé. Il y a même une voisine qui a dit au jeune de laisser mon mari tranquille, qu'il allait travailler ».
Lundi soir, Jacky rentre à son domicile. «Quand il a appris que le fils de la voisine s'était fait voler son scooter, ça a été la goutte d'eau », explique sa femme.
Son épouse violemment prise à partie
Elle-même a une explication plutôt tendue avec les jeunes qui se sont attroupés en bas de chez elle. Son mari la rejoint. Il est 21h. « Tout s'est passé très vite, on s'est retrouvé avec un attroupement, ils étaient nombreux, peut-être une cinquantaine. Mon mari a reçu un coup au visage, quand je me suis retournée, il était par terre...», raconte-t-elle.
Les doigts bleus d'avoir été frappée, bouleversée par l'émotion, elle réalise qu'en quelques secondes, leur vie a basculé. Une vie de famille tranquille avec sa fille qui vit dans le même quartier et des collègues à deux pas (le service assainissement de LMCU est à quelques centaines de mètres) avec qui il avait de bonnes relations.
« C'était un gars bien, rendant service, qui aimait que le boulot soit bien fait. Il avait bossé dans les égouts, c'était un vieux de la vieille comme on dit, il m'a appris beaucoup de choses, témoigne M, Dhondt, son collègue. Avec lui, il militait depuis un an au sein de l'association Droit au Logement.
« Il aimait bien s'occuper des autres, il ne se laissait pas faire. Quel drame...». À la communauté urbaine, l'émotion était forte. «C'était mon coéquipier, c'est lui qui m'a formé, on était encore ensemble hier après-midi, et là on réalise que ces histoires, ça n'arrive pas qu'aux autres... Il faut vraiment dénoncer ce qui se passe. Ça fait des semaines qu'il était embêté», dit encore M. Dhondt.
Un premier arrêt cardiaque sur place
Les secours sont arrivés sur place et ont ranimé Jacky, qui avait fait un arrêt du cour. Grâce au massage cardiaque effectué par les pompiers et aux soins prodigués par le SAMU, l'activité cardiaque a repris. Mais une fois arrivé aux urgences de l'hôpital Victor Provo, il était en état de mort cérébrale. Hier, toute la famille et ses amis étaient sous le choc en apprenant son décès.
Le jeune homme de 16 ans a été interpellé par une patrouille de la Brigade Anti-Criminalité tout de suite après les faits, à 21h30. Il a été placé en garde à vue au commissariat central de Roubaix. Le corps du défunt a été transporté au centre médico-légal pour que soit pratiquée une autopsie.
L'tenps Passe Et Chaque jOur Tu nOus Manque
Le Regard Vers L'ciel Pensant A tOi
Tu Reste Gravé Dans nOs MémOire...
Tu Eté Un Etre ExeptiOnelle
Un sOurir D'ange Une bOuille D'enfant
Un cOeur Renplit D'amOur
Tu Eté Hereux Une Bel IstOire D'amOur
Il L'a Falu D'Un jOur pOur K'tOu Bascule
.Dans l'Onbre,lObscurité,Le Mal,La Tristesse..
Gravé A Jamais Dans nO MémOire
RepOse En Paix-Paix AtOn Âme...